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La mhd vous informe - 007

bimestriel - 12 janvier 2015 - mhd 007

Être en pleine forme et s’épanouir dans ses activités, c’est ce que nous vous souhaitons de tout cœur. Pour vous aider dans vos bonnes résolutions de l’an neuf pour une maison plus saine, nous vous proposons ici quelques articles et activités…

Belle année 2015, à votre santé !


Rénover sans nuire à sa santé

La rénovation, c’est une étape importante dans la vie de la maison. Un petit lifting qui augmente la valeur de votre bien mais aussi votre confort et, si vous y êtes attentif, votre santé. Prenez-en soin !

En rénovation (comme en construction), les travaux ne sont pas toujours anodins et peuvent exposer les travailleurs et les (futurs) occupants à des polluants dont on ne soupçonne pas l’existence, occasionnant aussi des risques pour leur santé. Mieux vaut toujours prévenir que guérir !

Pensez votre projet de façon globale


- essayez d’être à l’écoute de votre maison pour détecter les problèmes (polluants présents, défauts de ventilation, moisissures…) ;
- suivant l’importance des travaux et les nuisances occasionnées : planifiez le déménagement des personnes sensibles (en particulier les enfants, mais aussi les femmes enceintes, les personnes malades et âgées) pendant la durée des travaux et jusqu’à 15 jours après, si nécessaire (après nettoyage du chantier) ;
- au démontage/ à la démolition : identifiez quels seront les risques pour votre santé et celle des travailleurs ;
- pour la phase de remise à neuf, faites attention au choix des matériaux et à l’entretien des nouvelles installations (ventilation, chauffage…) ;
- dans tous les cas, dès le début du projet de rénovation, pensez à la ventilation : prévoyez un plan de renouvellement de l’air.

Et devant ces questions, prenez le temps de réfléchir pour que votre rénovation soit réussie en termes de santé des occupants et de longévité du bâtiment rénové. Évitez de faire un emplâtre sur une jambe de bois. En ce qui concerne la santé (et la rénovation), les principes de précaution et de prévention prévalent toujours !

Quelques exemples rencontrés


- Le remplacement des châssis est l’occasion de se poser des questions sur le système de ventilation. Choisissez des nouveaux châssis avec des grilles de ventilation si nécessaire pour assurer une entrée d’air frais dans la maison.
- Les sous-couches des vinyles des années ’70 ainsi que leurs colles peuvent contenir des fibres d’amiante. Inoffensives tant qu’il n’y a pas d’usure ou de démolition, elles peuvent s’envoler (et ainsi être respirées) à l’arrachage de la moquette, et au ponçage du support (poussières irritantes et cancérigènes). Faites appel à une entreprise spécialisée pour ces travaux ou prévoyez une solution technique qui évite l’arrachage.
- Réaliser une isolation par l’intérieur sans respecter une étanchéité à l’air correcte pourrait engendrer des problèmes de type développement de moisissures et champignons (parfois des années plus tard). Il en résulte une dégradation du bien et de la santé des occupants. Renseignez-vous sur la bonne mise en œuvre et le principe « isoler, rendre étanche, ventiler ».

Ne restez pas seul, informez-vous !

Si vos travaux sont en partie ou entièrement réalisés par un professionnel, assurez-vous qu’il soit sensible à la question santé et pourra vous aiguiller correctement. Dans le cas où vous réalisez les travaux vous-même, ayez conscience de vos limites, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel conscientisé pour des conseils. Mieux vaut le voir avant pour éviter les problèmes ensuite !

A noter : La sortie de la fiche « Je peux rénover ma maison sans nuire à ma santé » (Série « La Santé et l’Habitat » d’Espace Environnement) est prévue au printemps 2015.

À lire pour patienter : Entreprendre des travaux d’isolation « non réfléchis » peut entraîner des désordres au niveau des bâtiments (humidité, moisissures…) et des effets néfastes sur la qualité de vie des habitants (pollution de l’air intérieur, surchauffe…). Le choix des nouveaux matériaux d’isolation peut aussi avoir des conséquences pour la santé. Que faire ? Les réponses dans la nouvelle fiche pratique : « Je peux isoler ma maison sans nuire à ma santé ! » de la série « La Santé et l’Habitat » d’Espace Environnement.

Pour aller plus loin

Séance d’information gratuite à la maison de l’habitat durable le mardi 27 janvier 2015 de 17h30 à 19h : « Rénover sans nuire à sa santé », pour apprendre à savoir où trouver les polluants et comment les éviter.
http://www.maisonhabitatdurable.be/renover-sans-nuire-a-sa-sante

Des organismes pour vous aider


- Espace Environnement, projet Santé et Habitat : service gratuit de conseil par téléphone 071/300.300 et site Internet www.sante-habitat.be.
- CNAC : promotion du bien-être des travailleurs sur le lieu du travail.
- Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) : informations sur les polluants liés à l’activité humaine.

Publications / articles


- Fascicule gratuit « Petits chantiers, gros déchets » : attention, certains parcs n’acceptent plus les déchets d’amiante-ciment. Renseignez-vous auprès de votre intercommunale.
- Pour limiter les déchets : infos sur la récupération de matériaux de construction.
- Article sur la rénovation saine et accessible (Ecoconso)
- Article sur le trio « Isoler, rendre étanche, ventiler »
- Amiante : guide édité par la Wallonie « L’amiante dans et autour de la maison ».


Nos prochaines activités

- L’humidité en pratique - Note : vu le succès de cette activité (inscriptions complètes), une seconde sera organisée d’ici la fin du mois. Merci de nous contacter. Samedi 17/01/2015 de 10h00 à +/- 14h00 pour tous
- Habitat participatif pour seniors Jeudi 22 janvier 2015 de 17h30 à 19h00 pour tous
- Rénover sans nuire à sa santé Mardi 27 janvier 2015 de 17h30 à 19h00 pour tous

Notes :
- Ces activités sont gratuites mais les places sont limitées. L’inscription est donc obligatoire.
- Via ce lien, retrouvez d’autres activités "habitat durable" épinglées pour vous !


L’humidité dans l’habitat

L’hiver n’apporte pas que le froid mais aussi un taux d’humidité plus important dans les habitations. Ainsi, une famille de 4 personnes produit chaque jour en moyenne 10 litres d’eau sous forme de vapeur (respiration, transpiration, cuisine, douches…). L’air de la maison contient donc toujours de la vapeur d’eau invisible. Lorsque l’air chaud chargé de vapeur d’eau rencontre une surface froide (une fenêtre, un mur froid…), la vapeur d’eau se transforme en eau liquide, c’est le phénomène de condensation. Le vitrage se couvre alors de buée ou l’eau dégrade le plafonnage et le papier peint des murs.

Un surplus d’humidité dans la maison est propice à la prolifération d’acariens, de blattes et de moisissures. Ces éléments provoquent principalement des allergies respiratoires chez les occupants, mais aussi des irritations (yeux, nez et peau) ou des intoxications. Les enfants sont les plus touchés.

Avant d’agir, il faut connaître la cause. L’humidité peut être liée à un problème structurel du bâtiment (fuite, infiltration d’eau dans le mur, humidité ascensionnelle…) ou bien au comportement des habitants. Si dans le premier cas, il est préférable de faire appel à un professionnel pour solutionner le problème, nous vous donnons ci-dessous quelques conseils auxquels vous pouvez faire attention en temps qu’occupant.

Changez certaines habitudes

Des gestes simples peuvent parfois faire la différence : placer un couvercle sur votre casserole d’eau qui bout, faire fonctionner une hotte (raccordée à une évacuation vers l’extérieur) quand vous cuisinez, aérer après avoir pris votre douche, faire sécher votre linge dehors ou dans un local séparé de vos pièces de vie…

Chauffez la maison suffisamment

La température et le chauffage dans une maison ont un impact considérable sur l’humidité de l’air. L’air froid peut contenir moins d’humidité que l’air chaud. Pour éviter la condensation de la vapeur d’eau, l’idéal est de maintenir en hiver une température moyenne de 19°C dans les pièces de vie et de 15 à 17°C dans les chambres à coucher.

Aérez la maison pour évacuer l’humidité

Si vous ne disposez pas d’un système de ventilation dans la maison (VMC ou autre), vérifiez à bien aérer les pièces quotidiennement. Ouvrez les fenêtres des chambres à coucher et les pièces de vies 10 à 15 minutes chaque matin (pas plus pour ne pas refroidir les murs). N’hésitez pas à aérer quelques minutes une pièce que vous êtes en train de chauffer depuis un petit temps si vous sentez que l’air est trop étouffant ou que vous avez du mal à vous réchauffer (l’air humide est plus difficile à chauffer que l’air sec). Inutile d’aérer vos pièces toute la journée, vous refroidirez les murs qui prennent du temps à être chauffés.

Contrôlez la température et l’humidité dans les pièces

Un taux d’humidité compris entre 40 et 70 % et une température entre 16 et 22°C sont propices à une bonne qualité de l’air intérieur. Pour contrôler ces paramètres, un hygromètre et un thermomètre sont bien utiles.

Rénovez et construisez en conséquence

Les problèmes d’humidité peuvent être évités dès le départ d’une rénovation ou d’une construction. Ainsi, le choix judicieux des matériaux et une bonne réflexion sur le système de ventilation (naturelle ou mécanique) vous éviteront bien des soucis. L’isolation et le remplacement de châssis par exemple modifient l’étanchéité de votre bâtiment et impliquent donc un changement de comportement ou, dans certains cas, un investissement complémentaire dans la ventilation. Ayez toujours à l’esprit que votre habitation est comme une seconde peau, elle a besoin de « respirer ». Sachez aussi que certains enduits peuvent aider à réguler les pics d’humidité, comme l’argile ou la chaux.

Pour aller plus loin


- La maison de l’habitat durable organise une séance d’information sur l’humidité en pratique le samedi 17 janvier 2014.
- Fiche gratuite téléchargeable éditée par Espace Environnement (Santé et Habitat) : « Je peux résoudre les problèmes d’humidité dans ma maison »
- Guide pratique sur la ventilation naturelle édité par la Wallonie.


Un film sur l’habitat durable...

Que vous soyez avec ou sans moyens, à la campagne ou en ville, dans un appartement ou une maison quatre façades, professionnel ou autoconstructeur… rénover ou construire de façon durable, c’est possible !

Vous le découvrirez à travers ce film inspirant "L’habitat durable, c’est quoi ?", livré pour vous en avant-première, qui présente plusieurs portraits de rénovateurs et de constructeurs de tous types et bien de chez nous qui se sont lancés dans l’aventure de l’habitat durable. Produit par le Fonds du Logement wallon, avec le soutien financier de l’ancien Ministre wallon du Développement durable, ce film présente aussi le projet de rénovation passive de la maison de l’habitat durable à la rue de Marcinelle, 18 à Charleroi.

De quoi vous inspirer et donner envie pour vos projets ! L’habitat durable est multiple et accessible, c’est avant tout un état d’esprit. Partagez-le !


Un sol sain est un sain sol

Le choix du revêtement de sol peut être une question de goût esthétique, mais il est aussi important de prendre en compte l’aspect santé et confort. Ce choix mérite donc de prendre le temps de bien y réfléchir.

Souple comme du Linoléum ou du Vinyle ?

On confond régulièrement le vinyle et le linoléum. Ce sont pourtant deux types de revêtements très différents. Le vinyle est un revêtement souple entièrement synthétique, à base de PVC. Ce sont surtout les phtalates, des plastifiants utilisés pour assouplir le PVC, qui posent problème en matière de santé. Ce sont des polluants organiques persistants. Malheureusement, le vinyle est parfois vendu sous le nom ‘lino’ (à bon entendeur…). Le « vrai » linoléum, quant à lui, est un revêtement 100% naturel, à base d’huile de lin, de jute, de farine de bois et de résines naturelles. Il est très résistant et facile à entretenir. Il se présente généralement sous forme de rouleaux ou de dalles et peut se poser pratiquement partout. La gamme de couleurs et de motifs est très variée. Si des raccords doivent être faits, il faudra passer par un professionnel. Attention, ces revêtements (vinyle ou linoléum) ne sont généralement pas conçus pour des sols chauffants.

Je bois, tu bois, il planche…

Reconnus pour être « durables », les planchers apporteront une chaleur dans toutes vos pièces. Même jusque dans votre salle de bain, à condition d’utiliser le traitement adéquat et la bonne essence de bois (et il n’y a pas que le bambou) [1]. Même si le bois est par essence « naturel », il est cependant important de s’assurer que les matériaux n’ont pas été traités avec des fongicides, des colles ou des vernis synthétiques. Dans le doute, préconisez des planchers non traités et appliquez vous-même le vernis ou l’huile dure « naturelle » par la suite. Le clouer, le visser ou une pose flottante permettent de vous passer de colle au placement. Même les colles pour planchers dites « écologiques » contiennent un minimum d’éléments pétrochimiques ou synthétiques.

Pierre ? Papier ? Ciseaux ? … Pierre !

Pierres naturelles [2], terres cuites, chape lissée à la chaux ou à l’argile… Les possibilités de sols minéraux sont nombreuses. Un des avantages des sols minéraux est l’inertie thermique. Étant de bons conducteurs de chaleur, les sols minéraux sont parfaits pour des systèmes de chauffage sol. Les pierres naturelles et proches de chez nous comme le calcaire, le schiste ou la pierre bleue présentent un très bon écobilan. Elles ont une grande résistance à l’usure et aux UV et peuvent éventuellement être réutilisées si elles sont posées sur du sable ou recyclées si elles ont un traitement de surface naturel. Les tomettes de terre cuite ont aussi un très bon écobilan et sont plus chaleureuses d’aspect et au toucher que du carrelage conventionnel. Comme les pierres, elles peuvent être placées sur un lit de sable avec des joints à la chaux pour faciliter leur récupération éventuelle. Étant plus sensibles aux taches et à l’humidité que le carrelage, elles nécessitent un traitement à l’huile dure ou à la cire.

Très à la mode, dans les revêtements de sols minéraux, viennent ensuite les chapes lissées à la chaux ou même à l’argile. D’épaisseurs variables, elles peuvent aussi être appliquées en très fines couches (selon les conditions). La chape à la chaux, par rapport au ciment, a la particularité d’être plus souple (donc moins de risques de fissures). La chape lissée à l’argile a peut-être le meilleur écobilan, surtout si elle est faite avec la terre du jardin. Tout comme les enduits, ce type de revêtement de sol procure une bonne régulation de l’humidité et donc un confort intérieur plus agréable. Mais son application reste relativement marginale. La mise en œuvre est donc souvent faite par des autoconstructeurs.

Le sol sain : aussi une question de loi

À l’instar de la France et de l’Allemagne, la Belgique se dote d’une loi
 [3] réglementant les émissions de substances dangereuses. Cette réglementation touche pas moins de 170 substances chimiques. Les substances classées comme cancérigènes sont définitivement interdites à l’émission. Après l’Arrêté royal sur « Les émissions dans l’environnement intérieur de produits de construction », c’est une bonne nouvelle. Le communiqué de presse à ce sujet précise aussi que ce n’est qu’une étape et que les suivants s’attèleront aux revêtements pour parois et plafonds, ainsi qu’aux émissions des produits nettoyants et désodorisants. À suivre donc…

[1Plus d’infos sur les essences de bois et leurs traitements : ASBL Hout info Bois.

[2Plus d’infos sur les pierres et marbres de Wallonie www.pierresetmarbres.be.

[3Lien direct pour accéder au communiqué de presse concernant la loi du service public fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement réglementant les substances dangereuses dans les revêtements de sol.


Perdez 3 kg lors de votre prochain salon de la construction !

En ce début d’année, quelques traditionnels salons de la construction vous ouvriront leurs portes. L’occasion de trouver un professionnel, un conseil approprié pour votre projet, à condition de ne pas se perdre dans le labyrinthe des stands et de rentrer avec 3 kg de brochures dans un sac (que vous ne lirez probablement pas)…

Pour revenir fructueux de cette rencontre, prenez le temps de préparer votre salon

- Si possible, explorez déjà par vous-même les possibilités techniques pour votre construction/ rénovation avant le salon.
- Informez-vous un maximum pour pouvoir plus facilement dialoguer avec les professionnels.
- Ayez des questions précises qui permettront de faire avancer votre projet.
- Parcourez la liste des exposants pour identifier ceux qui pourraient y répondre.
- Définissez ce qui est le plus important pour vous et gardez-le à l’esprit.
- Donnez-vous un but précis.
- Apprenez à dire non (pour ne pas rester 3 heures sur le même stand si vous voulez aller voir ailleurs).

Tout cela pour vous éviter d’errer d’un stand à l’autre, vous faire happer par une publicité alléchante, perdre votre temps avec un exposant volubile et revenir épuisé, un sac empli de prospectus dont vous ne savez que faire de retour chez vous…

Fixez-vous comme objectif de rentrer avec la bonne piste pour continuer votre projet !

Pour vous aider dans votre questionnement

Vous pouvez consulter les guides gratuits « Pas à pas, je réussis ma rénovation » et « Rénover pour consommer moins : guide pratique ».

Bonne visite !

Prochains salons

Batibouwdu 26/02 au 08/03 à Bruxelles – Tendance maison du 21 au 23/03 à Charleroi – Bois & Habitat du 20 au 23/03 à Namur.