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la mhd vous informe - 005

bimestriel - 26 septembre 2014 - mhd 005

Une rentrée pas comme les autres... une nouveauté concernant les primes, des activités, des salons, des recommandations et puis... vous aussi ! Vous êtes invités à partager/participer au durable…

Bonne lecture !


Thermographie aérienne sur Charleroi et environs !

Dans le cadre du projet européen Interreg IVb Livinggreen, l’ASBL Espace Environnement a fait réaliser, en mars 2014, une thermographie aérienne au-dessus des territoires de Charleroi, Farciennes, Châtelet, Courcelles et Fontaine-l’Évêque.

La maison de l’habitat durable s’associe à ce projet, en aidant le particulier à interpréter correctement les résultats de la thermographie et en l’accompagnant dans ses démarches d’isolation de toiture.

Qu’est-ce qu’une thermographie aérienne ?

La thermographie aérienne est une prise de vue aérienne qui permet de donner une indication sur les déperditions thermiques (pertes de chaleur) d’un bâtiment par la toiture, grâce à l’utilisation de caméras infrarouges.

Pourquoi une thermographie aérienne ?

Le secteur du bâtiment est un des secteurs économiques les plus consommateurs d’énergie en Belgique (+/- 40 %) et pèse donc lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et l’environnement. Et dans un bâtiment, la toiture est généralement la première source de déperdition énergétique (de 30 à 40 %). C’est donc généralement un premier indicateur de l’efficacité thermique du bâtiment.

Réunions publiques dans les communes concernées

En collaboration avec le Guichet de l’énergie de Charleroi, la maison de l’habitat durable, la maison de l’énergie et les différentes communes, l’ASBL Espace Environnement organise quatre réunions publiques pour informer les habitants des communes survolées.

Présentation des résultats lors des réunions publiques et consultation possible sur place
Fontaine-l’Evêque Lundi 29 septembre de 18h30 à 21h30 Salle des mariages, rue du Château 1 - 6140 Fontaine-l’Évêque
Charleroi Jeudi 2 octobre de 18h30 à 21h CPAS de Charleroi (La Maison de l’Énergie), Auditoire Lucien Raynal, boulevard Joseph II, 13 – 6000 Charleroi
Courcelles Lundi 6 octobre de 19h à 22h Salle du Conseil communal de l’Hôtel de Ville, rue Jean Jaurès 2 – 6180 Courcelles

Note : Une présentation publique a déjà eu lieu à Châtelet.

Faites appel à un expert pour vos travaux ! Toute rénovation ou isolation peut avoir une influence positive ou … négative sur votre maison. Bien y penser avant d’agir évite (parfois) de devoir défaire ce que l’on vient de faire !

Plus d’info

Vous pouvez consulter en ligne les résultats de cette thermographie sur le site www.thermocarolo.be.

logos FEDER Living Green


Nos prochaines activités

- PEB, PAE, audit énergétique, certificat énergétique...c’est quoi tout ça ? mardi 07 octobre 2014 de 17h30 à 19h pour tous
- Energy Challenge à l’heure du Black-out mardi 14 octobre 2014 de 17h30 à 19h pour tous
- Isolation du toit et étanchéité samedi 18 octobre 2014 de 10h à 14h pour tous
- Autoconstruction d’un poêle de masse lundi 20 octobre 2014 de 17h30 à 19h pour tous
- L’habitat durable, c’est plus que l’énergie ! (dans le cadre du salon Énergie et Habitat) samedi 25 octobre 2014 de 15h à 16h pour tous
- Pas à pas, je réussis ma rénovation (dans le cadre du salon Récup’ère) samedi 29 novembre 2014 après-midi (heure à confirmer) pour tous
- Comment choisir un matériau d’isolation ? (dans le cadre du salon Récup’ère) samedi 29 novembre 2014 après-midi (heure à confirmer) pour tous

Notes :
- Ces activités sont gratuites mais les places sont limitées. L’inscription est donc obligatoire (hors les activités sur salon).
- Via ce lien, retrouvez d’autres activités "habitat durable" épinglées pour vous !

La maison de l’habitat durable sera présente sur le salon Energie & Habitat au Namur Expo du jeudi 23 au dimanche 26 octobre.

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Energy Challenge 2014

Pas besoin de s’éclairer à la bougie pour faire des économies !

Energy Challenge 2014 : cette année encore, participez et … gagnez ! Cette action est organisée pour la 2e année consécutive en Belgique francophone. Destinée aux citoyens, elle les encourage à poser les gestes utiles pour réduire leur facture énergétique. L’an dernier, 200 ménages se sont inscrits à l’Energy Challenge et les économies d’énergie ont atteint 15 %, ce qui représente une diminution moyenne de la facture de 300 €/an !

Le challenge se déroule du 1er novembre 2014 au 1er mars 2015. Les inscriptions sont individuelles et un accompagnement gratuit et professionnel vous est proposé. Économiser de l’énergie c’est simple et ça rapporte !

En temps qu’ambassadeur, la maison de l’habitat durable organise d’ailleurs une séance d’information le mardi 14/10/2014 (17h30 à 19h) à ce sujet.

Liens : www.energychallenge.be - info@energychallenge.be – 081/730 730


Recommandations pour permettre un habitat durable pour tous

L’habitat durable... c’est pour tout le monde ! Suite aux résultats du séminaire du 17 février 2014 intitulé « Accès et participation des publics fragilisés à un habitat durable : Regards croisés des acteurs techniques et sociaux », le cahier des recommandations à l’attention des pouvoirs publics a été finalisé et envoyé aux différents partis politiques. Les neuf recommandations pourront très certainement les inspirer pour la mise en place de leur politique et pour faciliter l’accessibilité à un habitat durable.
Impliqués de près ou de loin, merci à tous les participants qui ont contribué à cette réalisation.
Cette note est aussi accessible à tous... : Accès et participation des publics fragilisés à un habitat durable : cahier des recommandations à l’attention des pouvoirs publics
Bonne lecture !


Portes ouvertes Écobâtisseurs

Vous cherchez des idées pour rénover ou construire durablement ? Vous êtes simplement curieux de voir ce qui se fait en matière d’habitat durable en Belgique ? Venez aux « Portes Ouvertes Écobâtisseurs » [1] !

Pour sa 2e édition, cet évènement se déroulera les deux premiers week-ends de novembre. Il propose une découverte originale et pratique de l’habitat durable : des ménages ayant construit ou rénové ouvrent leur maison à des candidats constructeurs/rénovateurs et partagent avec eux leurs expériences.

(1) Vous voulez partager ?

Vous habitez dans une maison durable ? Vous avez rénové votre maison ? Vous avez envie de partager vos expériences ? Alors organisez une visite aux « Portes Ouvertes Écobâtisseurs » !
Vous organisez vous-même votre visite. Vous accueillez les visiteurs en petits groupes durant environ 1h30 chez vous. Vous choisissez parmi les dates suivantes : 1-2 et 8-9-10-11 novembre 2014. Vous déterminez également les heures de visites et le nombre de personnes qui pourront y assister.
Pour participer : Contactez écoconso (Marjan Van de maele) au 081/390.799 ou mvandemaele@ecoconso.be !

(2) La maison de l’habitat durable vous ouvre aussi ses portes !

Cette année, la maison de l’habitat durable (avec la participation du projet européen Interreg IVb Livinggreen) vous proposera un circuit rencontres et découvertes le samedi 08 novembre… plus d’info et inscription : www.maisonhabitatdurable.be/ecobatisseurs

(3) Infos et inscription aux autres visites

www.ecobatisseurs.be

[1Les « Portes Ouvertes Écobâtisseurs » sont une initiative d’écoconso et du Bond Beter Leefmilieu, en collaboration avec le Cluster Éco-construction et la Plate-forme Maison Passive.


Lorsqu’on isole ou rénove un mur… attention à son équilibre hygrothermique !

Lorsque l’on souhaite isoler un mur existant, la tentation est grande de penser que cela consiste simplement à placer un isolant et remettre une finition. Mais cela est-il vraiment aussi simple ?

À savoir, un mur « vit » : il réagit aux variations de température et d’humidité. Lorsqu’on lui applique une nouvelle « couche » (par exemple une isolation, une nouvelle finition intérieure ou extérieure tel un cimentage, une hydrofugation…), on bouleverse les équilibres initialement présents. Si l’attention n’est pas portée sur ce point, il peut en résulter une dégradation précoce du mur, un intérieur humide et malsain…

Explication par l’exemple

Un ancien mur est traditionnellement construit en briques pleines ou en pierres, liées par un mortier à base de chaux. Son épaisseur varie de 30 à 50 cm.
Dans un logement, il y a toujours une production d’eau sous forme de vapeur (respiration des personnes, cuisine, salle de bain). En hiver, pour des espaces chauffés, cette eau migre de l’intérieur vers l’extérieur. Elle entre dans le mur, et le traverse. Par ailleurs, ces murs anciens sont généralement construits sans barrière contre les remontées capillaires de l’eau du sous-sol. Ils reçoivent donc généralement une quantité d’eau importante.
Or, les briques et les mortiers à base de chaux ont la propriété d’être poreux  ; ils laissent passer l’humidité. Toute humidité présente dans le mur peut facilement s’en échapper et s’évaporer à la surface du mur. Lorsque les murs laissent passer la vapeur d’eau, on dit qu’ils « perspirent ».

Isoler ce mur par l’intérieur

Surtout si l’isolant est ouvert à la vapeur d’eau, il est important de toujours placer correctement un pare-vapeur ou un frein-vapeur sur la face chauffée de l’isolant en veillant à une mise en œuvre continue de celui-ci (raccord entre lés, avec les autres matériaux…).

En effet, lorsque l’on place un isolant du côté intérieur d’un mur, par temps froid, ce mur prend une température proche de celle de l’air extérieur, il n’est (quasiment) plus chauffé par l’air intérieur. Cela signifie simplement que l’isolant est efficace ! Mais en même temps, l’eau présente dans l’air intérieur (sous forme de vapeur) a une très forte tendance à sortir de l’habitation. Sans frein- ou pare-vapeur, elle traverse l’isolant et touche le mur froid. L’air se refroidit et ne peut plus contenir autant de vapeur d’eau. À ce moment, la vapeur d’eau condense et se transforme en eau liquide :

- Si cette eau condense dans l’isolant, elle lui fait perdre une grande partie de son efficacité mais peut également être la cause de sa dégradation. On estime que pour chaque pourcentage d’humidité présente dans l’isolant, ce dernier perd environ 7,5 % d’efficacité thermique. À savoir cependant que certains isolants supportent mieux l’eau que d’autres : une laine de mouton peut porter jusque 33 % de son propre poids en eau sans rien perdre de ses propriétés mécaniques ni thermiques, une laine de cellulose supporte jusqu’à 25 % et une laine de bois 20 %.
- Si la vapeur d’eau condense dans la maçonnerie, elle peut y rester bloquée et engendrer une dégradation du mur, une apparition de champignons…

De plus si la maçonnerie est poreuse à l’eau du coté extérieur, comme elle n’est plus « réchauffée » par l’air intérieur, il peut également y avoir des risques de dégradation du mur lors des gelées hivernales (briques gélives). L’eau présente dans la maçonnerie, se transforme en glace dans les pores des briques. Lors de cette transformation, elle augmente de volume et provoque leur éclatement.

Solutions possibles


- Il vaut mieux préférer une isolation par l’extérieur quand c’est possible.
- Si on isole par l’intérieur, il faut veiller à poser correctement un frein- ou pare-vapeur qui empêche la vapeur d’eau de pénétrer dans l’isolant. Être très attentif aux différents raccords : recouvrir et coller les feuilles avec les « tapes » adéquats, éviter les ponts thermiques, réaliser avec soin les raccords avec les plancher et les murs de refend, vérifier la porosité à l’eau des briques extérieures. Éviter de placer des prises électriques (ou autres éléments techniques) sur ces murs car ils occasionnent des percements dans le pare/frein-vapeur. En cas de percement nécessaire, utiliser le matériel adéquat pour assurer l’étanchéité. Si vous devez néanmoins placer des éléments techniques sur ces murs, réalisez une zone technique du côté intérieur (par exemple une contre-cloison) devant le frein/pare vapeur pour éviter de le percer.

Attention, il faut toujours vérifier qu’il y ait une bonne adhérence entre l’isolant et le mur !

Rénover une façade

Un rejointoyage d’un mur ancien (surtout si celui-ci est en pierre ou en brique vernissée) à l’aide d’un mortier contenant plus de 15 % de ciment est très généralement néfaste. En effet, l’humidité qui pouvait sortir initialement par les joints se retrouve bloquée derrière le nouveau joint en ciment (qui lui est étanche à l’eau). Il en résulte une dégradation précoce du mur : l’eau présente dans le mur reste bloquée mais doit et veut sortir. Par temps de gel, elle gonfle (se transforme en cristaux de glace). Soit, alors, les joints en ciment fissurent et « sautent » ; soit ce sont les briques ou la pierre de façade qui se dégradent. Le risque est identique en cas de cimentage ou d’hydrofugation non perspirante du mur par l’extérieur.

Solution

Rejointoyer/réaliser un enduit à l’aide d’un mortier principalement composé de chaux (ne peut pas contenir plus de 15 % de ciment). Ce dernier laisse le mur « perspirer » et l’humidité excédentaire dans le mur a l’occasion de migrer jusqu’en surface et de sortir du mur sans le dégrader.
La rénovation des façades est un thème qui sera abordé plus en détails dans la prochaine newsletter.

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Illustration de Vincent Albert
Quelques conseils pour conclure

Ne vous lancez jamais tête baissée dans des travaux ! Voyez si les interventions envisagées sur le mur permettent la migration de l’eau (sous forme vapeur ou liquide) présente dans celui-ci.

Il ne faut jamais négliger l’impact d’une intervention : chaque bâtiment est unique et donc chaque intervention (isolation/rénovation/peinture) doit faire l’objet d’une étude détaillée pour aboutir à une solution adéquate.
Par exemple, les matériaux qui constituent le mur doivent être de plus en plus ouverts à la vapeur d’eau, de l’intérieur vers l’extérieur. On parle généralement d’un rapport de 1 à 5, voire plus pour les ossatures bois.
N’hésitez donc pas à faire appel à des professionnels pour vous conseiller sur la question !
Vous pouvez également prendre un rendez-vous avec l’un de nos conseillers.

Liens

Téléchargez ou commandez gratuitement :
- le guide complet « Isolation par l’intérieur des murs existants en briques pleines » réalisé par Architecture et Climat ;
- la Revue Énergie 4 n° 25 – mars 2013 éditée par la Wallonie : Ce numéro résume en 4 pages quelques questions essentielles autour de l’isolation thermique : Techniques d’isolation comparées – Isoler par l’intérieur ou par l’extérieur ? – Quels matériaux d’isolation choisir ? – Isoler sans ventiler : à éviter absolument.


Nouveauté pour la prime "Réhabilitation"

Nouveauté pour la prime « réha »

Du nouveau dans le paysage des aides à la réhabilitation pour les logements wallons. On entend dans le terme « réhabilitation » la possibilité qu’a un logement d’être rénové ou amélioré. Les travaux visés sont le remplacement d’une toiture, l’assèchement d’un mur, le remplacement des menuiseries extérieures (fenêtres, portes…), la mise en ordre de l’installation électrique ou de l’installation de gaz, l’élimination de problème de mérule et bien d’autres encore.
Le système d’introduction des dossiers de prime connu depuis plusieurs années a été revu avec une entrée en vigueur au 1er septembre.

En pratique ?

Deux méthodes coexistent et sont appliquées en fonction du type de travaux à effectuer, de la manière dont ils sont réalisés, de votre statut de propriétaire bailleur ou occupant :

- l’une permet l’introduction du dossier auprès de l’Administration après travaux, sans passage préalable d’un estimateur ;
- l’autre impose le rapport préalable de l’estimateur pour pouvoir transmettre le dossier final à l’administration.

Un exemple :
Je viens d’acquérir un logement que je souhaite occuper. Je constate des fuites au niveau de la toiture et le rapport de l’organisme agréé, obligatoire en cas de vente d’un bâtiment, m’informe de la dangerosité de l’installation électrique.

Les travaux sont réalisés par entreprise

Autant pour le toit que pour l’installation électrique (Attention j’ai 4 mois maximum pour introduire mon dossier à dater de la facture finale de chacun des travaux !).
Je ne suis pas obligé de demander ou attendre le passage d’un estimateur public. J’introduis deux dossiers bien distincts. Dès que ma toiture est renouvelée et que je reçois la facture finale de l’entrepreneur (je n’oublie pas de faire isoler ma toiture afin de répondre aux exigences d’économie d’énergie), je rentre mon dossier de demande de prime. Quand je fais renouveler mon installation électrique, je rentre un nouveau dossier.

Les travaux sont partiellement réalisés par entreprise

J’ai décidé de faire moi-même mon installation électrique. Dans ce cas, je demande le passage d’un estimateur public avant de débuter le travail d’électricité. Le toit étant toujours fait par entreprise, j’introduis mon dossier comme décrit ci-dessus.

Après le passage de l’estimateur et la remise de son rapport, je réalise les travaux et conserve bien toutes les factures de matériaux. Je fais passer une société agréée pour réceptionner mes travaux, ensuite j’envoie le rapport de l’estimateur accompagné de mon dossier (factures, attestation de conformité, dossier administratif de demande) au Département du Logement de Jambes.

Pour aller plus loin


- Des espaces de rencontre sont à votre disposition partout en Wallonie : en suivant ce lien, vous retrouverez l’espace "info-conseils logement " le plus proche de chez vous !
- Une ligne téléphonique : le téléphone vert toujours à votre disposition au 0800/11901.
- Un site Internet disponible 24h/24 sur la Prime à la réhabilitation en faveur des propriétaires.

Bonne rénovation !


i3 made in Belgium

Non, « i3 » n’est pas le nom d’un nouveau robot de « La guerre des étoiles », mais l’appellation que la société Isoproc Solutions [1] a donné à sa cellulose… produite en Belgique (et plus précisément à Achêne en Wallonie). Voilà une cellulose qui ne fait pas des kilomètres pour venir d’Allemagne, de Suisse, de France ou même de Tchéquie, ce qui la rend un peu plus écologique. Hormis l’aspect de proximité, non négligeable, l’isolation par cellulose est intéressante à plusieurs points de vue.

Caractéristiques et avantages de l’isolation par cellulose

- Elle nécessite d’être placée dans une paroi compartimentée (par exemple dans l’épaisseur d’un plancher ou dans une structure à ossature bois). Elle ne résiste pas à la compression.
- Elle permet un remplissage complet des compartiments : jusque dans les coins et autour des conduites, ce qui diminue les risques de ponts thermiques.
- Par exemple, comparé à un isolant en polyuréthane (PU), sa densité (+/- 45kg/m³) permet un meilleur confort thermique d’été : la chaleur met un certain temps à la traverser.
- Sa structure constituée de petites cavités piège les bruits aériens.
- Elle se comporte en tant que bois massif en cas d’incendie et est donc hautement résistante au feu [2].
- Grâce à son élasticité, sa structure et son traitement [3], elle n’attire pas les insectes et les rongeurs.
- Elle constitue temporairement un stock régulateur de l’humidité. Par exemple, elle peut absorber jusqu’à 25 % de son volume avant de perdre de son efficacité pour la « i3 ».
- Elle est écologique  : elle nécessite peu d’énergie à sa production et est issue du recyclage de papier.
- Elle offre un bon compromis qualité/prix.

Points d’attention !

Une des craintes à propos de la cellulose, c’est le « tassement » au fil du temps. Pour éviter ce risque, il y a deux choses auxquelles il faut faire attention :

- Ne prenez que des celluloses qui ont un agrément technique. Pour bénéficier de cet agrément, la cellulose doit répondre favorablement notamment à trois critères liés au tassement : le tassement dû à des secousses, le tassement dans un caisson par vibration et le tassement dû à des conditions climatiques.
- La deuxième chose à laquelle il faut faire attention, c’est la qualité de la mise en œuvre. Même si une cellulose a un agrément technique, elle ne vaut rien si elle n’est pas bien placée. La cellulose ne s’insuffle pas de la même façon et avec la même densité en fonction de l’épaisseur et de la situation (toiture plate, toit incliné, murs...).

Toute cellulose dite « sérieuse » est généralement accompagnée de documents techniques de mise en œuvre et d’un bon service. Ce service se traduit par la qualité des formations et du suivi des professionnels (professionnels agréés).

La cellulose : un matériau isolant !

Tout isolant doit être correctement mis en œuvre. Nous insistons ici sur le fait que comme tout matériau d’isolation, la cellulose n’est et ne reste isolante que si elle est placée dans de bonnes conditions. La cellulose laisse passer la vapeur d’eau.
Aussi, elle s’accompagne de membranes et de collants d’étanchéité (côté intérieur), de panneaux ou tout autre système de fermeture des caissons côté extérieur. Un test de mesure de type « Blowerdoor » permet de vérifier si l’étanchéité à l’air a été correctement réalisée.
Attention, l’isolation est toujours à réfléchir dans son ensemble.

[1Accéder au site d’Isoproc Solutions.

[2Vidéo : Des tests incendie sur la cellulose ont été effectués.

[3Info concernant le traitement de la i3