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la mhd vous informe - 002

bimestriel - 10 janvier 2014 - mhd 002

Et si nous ne vous souhaitions pas tout le meilleur mais bien d’être au meilleur de vous-même pour cette nouvelle année !? La différence ? L’acteur, c’est vous ! Confiance intérieure, regard neuf et bonne volonté vous permettront de belles découvertes et des échanges fructueux… Bonne lecture !


Aides pour construire ou rénover

La maison de l’habitat durable a mis en place un service d’accompagnement des ménages désireux de construire, de rénover ou encore d’habiter d’une manière plus durable. Ce service complète l’offre importante déjà existante en Wallonie. A la mhd, on se penchera davantage sur une vision globale du projet ou sur des conseils concernant le choix des matériaux.

Dans le cadre de cette mission d’accompagnement, la maison de l’habitat durable a organisé une Table Ronde regroupant différents acteurs/experts de l’accompagnement en 2013. [1]

Par le biais de celle-ci, nous souhaitions faire le point sur ce qui existe déjà concernant le conseil et l’accompagnement en matière de performances énergétiques des bâtiments et d’habitat durable au sens large afin de mieux accompagner le citoyen dans sa démarche. L’objectif recherché était aussi d’adapter l’accompagnement de la maison de l’habitat durable pour qu’il soit complémentaire à l’offre déjà existante et d’établir des synergies de travail entre les différents acteurs en présence pour une action plus efficiente.

Le travail de « réseautage » des acteurs de l’accompagnement

Ces synergies se créent à la fois au niveau local et au niveau wallon. Les acteurs réunis autour de la table ont souhaité réitérer les rencontres dans une dynamique d’échange constructive pour tous. La conclusion de cette rencontre mettait en évidence la nécessité de réaliser une carte des acteurs de l’accompagnement pour aider le citoyen mais aussi les acteurs eux-mêmes à bien se connaître et ainsi renforcer leurs actions.

En effet, au vu de la multiplicité des institutions communales, régionales, fédérales…, il n’est pas forcément chose aisée pour le citoyen de trouver le bon chemin dans ce dédale et de trouver les informations appropriées à sa demande/son projet. D’autant que les réalités ne sont pas les mêmes pour tous, elles varient en fonction du ménage, de l’ampleur du projet…

Des fiches signalétiques propres à chaque acteur d’accompagnement sont élaborées pour décrire les spécificités des services rendus au public par les différentes acteurs d’accompagnement et de conseil afin de pouvoir aiguiller le citoyen qui (se) pose des questions vers le bon interlocuteur. Ce travail de cartographie des différents partenaires de l’accompagnement arrive bientôt à son terme et sera prochainement publié sur notre site.

Pour aller plus loin...

- Retrouver tous les acteurs de l’accompagnement et pouvoir les contacter.
- Compte-rendu de la Table Ronde

[1Étaient présents lors de cette table ronde : la Maison de l’Énergie de Charleroi (créée à l’initiative du CPAS de Charleroi et regroupant les Tuteurs Énergie, Charleroi EcoEnergie) ; l’ASBL LIÈGE ÉNERGIE (créée à l’initiative du CPAS de Liège) ;l’ASBL Les Passeurs d’Énergie ; le service public représenté par les Guichets de l’Énergie et les Info-Conseils Logement ; Nature et Progrès ; Ecoconso ; l’ASBL Habitat et Participation ; des organismes d’intérêt public : le FLW et la SWCS ; Espace-Environnement.


Diminuer la facture d’eau, pour soi, pour tous, pour la terre…

Qui ne connait pas le vieil adage « Mieux vaut prévenir que guérir » ? Que de sagesse dans si peu de mots et qui s’appliquent à tant de domaines différents… Par exemple, nous avons tous intégré l’importance du tri des déchets : tri en amont et revalorisation en aval.
Ajoutez ceci : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » et vous avez les ingrédients pour comprendre la problématique de l’eau…

Pour ceux qui n’ont pas pu participer à l’exposé de Francis Busigny [1], nous partageons ici sa vision futuriste d’une conscience collective de la valeur de l’eau et sa gestion raisonnée… Les travaux de recherches ayant permis de développer ces concepts ont été menés par Joseph Orszàgh [2].

Constats

Toutes les prévisions actuelles concernant l’état des ressources mondiales de l’eau aboutissent à un constat d’échec : pénurie généralisée, manque d’eau potable, sécheresses, inondations, pollution généralisée, dégradation de la qualité de l’eau. On fera la guerre pour l’eau.

Parallèlement, on attire l’attention sur le fait que les terres agricoles se dégradent et disparaissent à une vitesse croissante par érosion.

La majorité des spécialistes de l’eau n’ont pas encore réalisé pleinement les corrélations intimes qui existent entre la gestion de l’eau et celle de la biomasse végétale et animale produites par la biosphère. Nos problèmes actuels d’eau proviennent principalement d’une série de décisions techniques et politiques incorrectes concernant la gestion de la biomasse. [3]

Une des clefs (peut-être la plus importante) d’une gestion réellement durable de l’eau et de l’énergie se trouve dans la gestion correcte de la biomasse.

Perspective optimiste

En mettant en place, dès à présent, un projet mondial de gestion de la biomasse, l’humanité sortirait de tous ses problèmes d’eau, en moins de deux générations (± 50 ans). Sans ce tournant, même la production alimentaire mondiale des générations futures ne pourra pas être assurée. Un tel projet mondial coûterait moins cher que les sommes actuellement envisagées uniquement pour l’épuration des eaux usées des grandes villes.

La vision prospective proposée implique l’abandon d’une série de concepts et de techniques, actuellement très à la mode, au profit de solutions simples ayant déjà fait leurs preuves. Elle repose sur la prise de conscience de la Vie dans le sol et de son pouvoir régénérant, au lieu d’appuyer l’assainissement sur des technologies chimiques coûteuses.

Dans un compost, des milliards et des milliards de micro-organismes travaillent gratuitement pour vous, 24h/24, 7j/7, 365j/an sans jamais faire grève. L’épuration des eaux du tout-à l’égout est autrement plus cher, facture rapportée sur la consommation de l’eau de ville et désastreuse pour l’environnement...

Saineco

Quelques exemples de principes…
À abandonner À mettre en place
Système tout à l’égout Séparation des eaux grises et des eaux fécales
Épuration à tout prix des eaux usées urbaines Valorisation intégrale des eaux usées (centres d’imprégnation et de compostage, irrigation des champs)
Destruction massive de la biomasse (épuration, biocarburants…) Développement de filières de production d’énergies vertes par biotechnologies, sans combustion
Technique centralisée de gestion de l’eau des zones urbaines à habitat très dense Priorité donnée aux solutions décentralisées
Traitement de l’eau de pluie comme un déchet (vers les égouts et les rivières) Utilisation de l’eau de pluie et alimentation de la nappe phréatique
Il importe de…

Revoir notre vision sur la qualité de l’eau. Adapter sa qualité aux usages qu’on en fait. Donner les mêmes facilités légales pour toutes les filières de production d’eau, y compris celle de l’eau de pluie. Les techniques pour effectuer ce tournant décisif sont dès à présent disponibles et opérationnelles, mais dans le contexte légal actuel, elles sont soit interdites soit marginalisées.
Pour le tournant, les mots-clefs sont : décentralisation, priorité aux techniques de prévention, abandon progressif des techniques de réparation.

Et moi dans tout ça ?

Ce que chacun peut faire à sa mesure : récupérer l’eau de pluie, installer une TLB (toilette à litière bio-maîtrisée [4]) s’il a un jardin. Mais aussi, et ça demande une énergie plus importante pour obtenir les autorisations (mais d’autres y sont arrivés), faire prévaloir la législation européenne [5] qui autorise les systèmes d’épuration individuels ou d’autres systèmes appropriés assurant un niveau identique de protection de l’environnement (comme le lagunage par exemple), sur la législation belge concernant l’épuration de l’eau…

Bénéfices directs

Diminution de sa facture d’eau mais plus important encore : préservation de la qualité de l’eau dans le sol, valorisation de la biomasse, maintien de la Vie sur terre.

Pour en savoir plus

- Vidéos courtes explicatives :
- Récupération de l’eau de pluie : système pluvalor.
- Principes d’assainissement de l’eau : système saineco.
- Toilette à litière bio-maîtrisée.

- Comment devenir autonome par rapport au réseau de distribution d’eau et aux égouts ?
- Importance de la biomasse en tant que grand cycle, ou les nouveaux paradigmes du génie sanitaire.
- Exemples de réalisations dans cette lignée en Wallonie :
- Reportage vidéo sur l’habitat groupé à Temploux.
- À venir : rénovation d’une tannerie dans le Domaine des 3 Vallées à Dourbes (Viroinval) visant une quasi autarcie. Ce bâtiment sera transformé en appartements et isolé (matériaux naturels). Il sera autonome en eau et disposera d’un traitement des eaux usées sur place (séparation des eaux grises et des eaux fécales avec centre d’imprégnation)… Lire l’article de presse. Accéder au site du Domaine des 3 Vallées.
- Gestion de l’eau de pluie à l’échelle d’un quartier (document IBGE) : Favoriser la mise en place de dispositifs alternatifs pour la gestion des eaux pluviales.

- Pour le fun : Clip vidéo « Les potes à Jé » sur la valorisation de la biomasse.

[1Francis Busigny est Ingénieur Conseil en Valorisation soutenable des Eaux résiduaires et des Déchets - ses sites internets : blog bonne eau, bonne terre / présentation du projet de la tannerie du Domaine des 3 vallées

[2Joseph Orszàgh - Ancien doyen de la Faculté Polytechnique de Lubumbashi (Congo), ancien chercheur à l’Université de Mons, ancien membre de la Commission des Eaux de la Région wallonne - son site : www.eautarcie.org

[3«  La biomasse est la matière organique contenue dans le tissu des plantes et des animaux. Elle est susceptible de libérer de l’énergie (de biomasse) lorsque des liaisons chimiques sont brisées par voie de digestion microbienne, de combustion ou de décomposition. La bioénergie provient de l’énergie solaire emmagasinée directement dans les plantes par la photosynthèse, et indirectement dans les animaux qui font partie intégrante de la chaîne alimentaire au départ des plantes. La biomasse est ainsi considérée comme une source d’énergie renouvelable. Les efforts mondiaux actuels favorisent l’utilisation ou la conversion de la biomasse en biocarburants, dont la finalité est la combustion (pour générer chaleur et électricité, pour les carburants de transport, etc.). Or, l’exploitation de la bioénergie par voie de digestion microbienne pouvant générer la chaleur (via le compostage) est une démarche nettement plus soutenable et durable pour la biosphère. » En effet, elle soutient le développement de micro-organismes vivants, bénéfiques au développement d’autres êtres vivants. Retrouvez le lexique de Joseph Orszàgh.

[5Directive européenne 91/271/CE art. 3 pour le Traitement des eaux usées : «  Lorsque l’installation d’un système de collecte ne se justifie pas, soit qu’il ne présenterait pas d’intérêt pour l’environnement, soit parce que son coût serait excessif, des systèmes individuels ou d’autres systèmes appropriés assurant un niveau identique de protection de l’environnement sont utilisés. »


Carnet d’un chantier : Retard ? Vous avez dit retard ?

Nous sommes entrés dans la période la plus froide de l’année. L’hiver s’installe et le gel commence tout doucement à devenir, lui aussi, un acteur du chantier. Charleroi en travaux, l’accès à la rue de Marcinelle reste problématique pour les véhicules. Et à cela, s’ajoute un retard [1] sur le planning, ce qui arrive en général à 3 chantiers sur 4…

En ce début janvier, le gros œuvre se poursuit. La maçonnerie de la partie annexe qui porte sur deux niveaux, plus une terrasse en plateforme, contrairement aux meilleures prévisions, n’est pas terminée. Les contraintes sont importantes. Les raccords d’étanchéité entre les parois et les baies doivent être parfaits, ce qui nécessite pas mal de précision de la part des ouvriers… et il faut parfois « remettre sur le métier son ouvrage ». En conséquence, la pose des escaliers a été reportée, de même que les dernières interventions du couvreur. Il faudra donc prochainement parer aux intempéries, fréquentes à cette saison, en bâchant la partie de l’annexe restée à ciel ouvert.

A l’intérieur, au rez-de-chaussée et au premier étage, le charpentier et son équipe ont réalisé en novembre les caissons nécessaires à l’insufflation de l’isolant en cellulose. L’étape suivante, en janvier, est la pose du frein-vapeur pour l’étanchéité à l’air et l’insufflation à proprement parler dans les parois et les plafonds. L’insufflation de cellulose en rénovation est généralement un bon compromis qualité/prix et permet d’isoler les endroits parfois difficile à combler.

Après cette étape, un test Blowerdoor sera réalisé afin de vérifier si le travail d’étanchéité à l’air a bien été effectué et pour repérer les éventuels défauts. Nous organiserons une visite de chantier à ce moment-là, probablement mi- ou fin février 2014.

En façade, les échafaudages ont fait leur apparition. La démolition de l’existant est périlleuse. Elle se fait donc par étapes et surtout par « morceaux » : les nouvelles colonnes en métal viennent remplacer les parties anciennes au fur et à mesure de leur élimination. Peu à peu, le visage de la maison de l’habitat durable va se dessiner, avec le placement des pierres, des socles, de la ferronnerie, des châssis et ensuite, enfin, des parements, au printemps...

Voir le chantier

- Avancements fin 2013.
- Tout le chantier.

En savoir plus pour votre chantier

Pas à pas, je réussis ma rénovation :
- étape 6, « Droits et devoirs de chacun ? Garanties ? Assurances ? » ;
- étape 8, « Je signe le(s)contrat(s) » ;
- étape 9, « Mon chantier ».

[1Pour les retards de chantiers, sachez que légalement il n’y a pas de délai d’exécution maximal pour les travaux de construction. Il est donc très important de bien se mettre d’accord, dès le départ, avec votre entrepreneur, sur un délai d’exécution des travaux. Et attention : sans mention explicite d’un dédommagement, cette stipulation dans le contrat n’offre aucune couverture.


Retrouvez-nous en 2014...

Brrrr…Il fait froid et vous n’avez pas envie de sortir de chez vous ?

C’est très bien ! Profitez ! De toute façon, la maison de l’habitat durable n’a pas d’activités prévues en janvier et peu en février de cette nouvelle année.

Mais voici déjà en avant-première, les quelques activités de février.

- Séminaire : "Entreprendre et vivre un habitat durable" le mardi 11 février 2014 toute la journée pour les pro
- Cours de "Valse des salons" et séances d’infos spécifiques du vendredi 14 au vendredi 21 février 2014 (excepté le dimanche et le lundi) de 10h à 19h pour les particuliers
- Séminaire : "Accès et participation des publics fragilisés à un habitat durable" (Un habitat durable pour tous) le lundi 17 février 2014 toute la journée pour les pro

Pour le reste, nous aussi sommes bien au chaud… occupés à planifier un méga super programme d’activités pour 2014. Pour vous donner un petit aperçu plic-ploc : ateliers pratiques d’enduit à l’argile et à la chaux, ateliers de fabrication de peintures, séances d’infos pour vos travaux d’isolation, et bien d’autres. Hahaaa, il y en aura pour tout le monde ! Pros, Pas-pros, demi et moyens pros et même… pour les « auto-constructeurs ». Waaaaah !

Profitez donc sans scrupules de votre habitat ! Bien au chaud entre vos murs, votre tapis et le salon… Si vous voulez, on peut même vous accompagner… Oui, oui ! Notre service d’accompagnement reste ouvert cet hiver. Et en plus, on a plein d’idées et de conseils pour vous faire profiter pleinement de votre habitat. Pas besoin de sortir de chez vous ! En 2014… la technologie vous permet de nous téléphoner (071/700 703) ou de nous envoyer un « e-mail » (info@maisonhabitatdurable.be).

Mais, si vous vous ennuyez chez vous ou que la fièvre du bricolage et des travaux vous démange… nous avons tout de même ceci pour vous :
- Une « valse des salons », du vendredi 14/02 au vendredi 21/02/14.
- Une permanence, tous les mercredis et vendredis de 15h00 à 18h30 (rue de l’Écluse, 10 à 6000 Charleroi).


Le Centre d’Etudes en Habitat Durable

Inauguré le 7 octobre 2013, le C.E.H.D. [1] s’inscrit dans une longue tradition de recherche publique sur les statistiques du logement.

Dans son discours introductif, Sébastien Pradella, Directeur du C.E.H.D. soulignait :

Nous sommes ici réunis pour réussir un mariage, celui entre le monde de l’action publique et le monde académique. Poursuivant tous deux le même objectif, il manquait un trait d’union entre eux. C’est désormais chose faite. (…) La durabilité et l’habitat sont nos deux « concept-fil-rouge ». Le Centre d’Etudes en Habitat Durable n’a finalement qu’un objectif : chercher au service de la transition vers l’habitat durable.

Mission

Le ton est donné. Le C.E.H.D. a ainsi une double mission générale de :
- conseil scientifique pour le développement de l’appareil statistique wallon sur le logement ;
- analyse stratégique pour construire les politiques en faveur de l’habitat durable.
Le C.E.H.D. se veut rassembleur d’idées en jouant le rôle d’un « Ensemblier d’idées ».

La réflexion et la production d’idées sur l’habitat durable est présente partout au sein des administrations, des organismes d’intérêt public, des universités et des associations. Au Centre, nous n’avons pas tardé à le comprendre et nous avons immédiatement décidé de nous appuyer sur cette richesse propre au secteur. Notre objectif est d’exercer un effet levier à partir de ces pépites, trouvailles et autres bonnes idées émises par les uns et les autres pour favoriser la transition vers l’habitat durable.

Objectifs

Indispensable pour des prises de décision en politiques de logement : avoir une bonne connaissance du terrain. « Dans le secteur du logement, la Région a décidé de faire et de pérenniser ce travail de recherche et d’analyse stratégique pour le logement. »
Le C.E.H.D. s’est ainsi vu confier par le Gouvernement wallon les missions ambitieuses de :
- modernisation et exploitation de l’enquête sur la qualité de l’habitat en Wallonie ;
- mise sur pied de l’observatoire des loyers et du logement ;
- études de préfiguration ou d’évaluation sur les instruments innovants de la politique du logement ;
- réflexion sur l’état de l’information statistique en Wallonie, notamment en l’inventoriant ;
- développement et accompagnement de la recherche fondamentale via l’octroi de bourses doctorales.

Laisser des traces et créer une mémoire du savoir sur l’habitat durable…

Notre ambition est de laisser les traces des hypothèses que nous aurons testées, des leçons tirées des expériences passées de la politique du logement et des enquêtes menées pour toujours mieux comprendre les mécanismes socio-économiques du logement en Wallonie. Créer une mémoire des apprentissages et des savoir-faire méthodologiques sur l’habitat wallon – dans toutes ses dimensions – est indispensable. En dépit des changements institutionnels et des aléas socio-économiques, il faut pouvoir garder un dispositif pérenne et coordonné d’accumulation du savoir et des données sur le logement. Les politiques modernes de l’habitat durable évoluent un peu partout à un rythme rapide et, par efficacité, il faut mettre en œuvre les moyens, en Wallonie, de s’évaluer et d’avoir une capacité réflexive pour tout le secteur sur nos propres pratiques.

En savoir plus…

- Accéder au site du Centre d’Etudes en Habitat Durable.
- Inauguration du Centre.
- Liste des projets de recherche du C.E.H.D.
- Une première ! Étude déjà disponible en ligne : Les « Chiffres-clés du logement en Wallonie – 2012 ».

[1Le Centre d’Etudes en Habitat Durable (C.E.H.D.) a été créé par le Gouvernement wallon, en partenariat avec les organismes d’intérêt public du secteur du logement et les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles.


Un cours de danse avant Batibouw ?

Après avoir dansé le Twist sur les tables pour fêter cette nouvelle année 2014, vous voilà revenu sur terre pour entamer une danse au rythme de votre projet de rénovation ou de construction. Une nouvelle année commence avec son lot de bonnes résolutions et sa Valse des salons de la construction : Batibouw, fin février ; Tendance Maison, début mars ; Bois & Habitat, mi-mars...

Sans préparation, pour un citoyen rénovateur, la visite d’un salon peut vite être déroutante. À moins que vous n’y alliez par pure curiosité, vous déambulerez dans les allées d’un exposant à l’autre ; chacun ayant toujours une meilleure solution que celui que vous avez vu avant ou une solution plus verte que verte. Au final, vous ressortirez avec encore plus de questions qu’avant, un léger tournis et un sac rempli de brochures…

Heureusement, nous vous donnons l’occasion de faire mieux ! Un salon, c’est justement l’occasion de trouver rapidement les réponses à de nombreuses questions, d’avoir un contact direct avec plusieurs professionnels sous un même toit. C’est pourquoi, il est important de savoir clairement ce dont vous avez besoin et de savoir où diriger vos pas.

Dès lors, du vendredi 14/02 au vendredi 21/02/14, nous organisons, à la maison de l’habitat durable, 6 jours complets consacrés à la préparation de ces salons. Notre permanence sera exceptionnellement accessible tous les jours (sauf le dimanche et le lundi) de 10h00 à 19h00 et nous vous concoctons une série de séances d’informations pratiques et très intéressantes. Pour en savoir plus, allez sur le lien « Valse des salons ».


1, 2, 3 – Isoler, rendre étanche, ventiler

Dans l’habitat traditionnel, le chauffage est le premier en cause dans le montant de la facture énergétique.

Depuis quelques décennies, les techniques d’isolation ont pris de plus en plus de place dans les maisons neuves et les rénovations, et ce à raison. Au point que certains logements peuvent maintenant se passer d’installation de chauffage et que quelques bougies suffisent à apporter la chaleur nécessaire…

Pour réussir ? Simple comme « un, deux, trois », mais trois étapes à ne pas oublier !

Un : Isoler

Isoler permet d’empêcher (en hiver) que la chaleur intérieure du bâtiment n’en traverse les parois (toit, murs, sol) et soit perdue à l’extérieur. Mais qu’est-ce qui isole ?…

Quand on place un isolant, ce n’est pas la matière de l’isolant qui isole mais l’air sec qui y est enfermé. Faites l’expérience de mettre deux paires de grosses chaussettes en laine dans des chaussures serrées par temps de gel : vous aurez froid aux pieds. Il faut donc que l’isolant ne soit pas comprimé pour qu’il puisse garder un maximum d’espaces « vides ».

Il existe différents types d’isolants et ceux-ci sont plus ou moins efficaces pour isoler. Pour faire le meilleur choix, ce n’est pas le tout de regarder leur capacité à isoler (ex. : la laine a un meilleur coefficient d’isolation que le coton), il faut également regarder en quelle épaisseur on doit les poser (ex. : mettre 1 ou 2 pull(s) en laine). [1]

Idéalement, l’isolation doit être continue : on doit pouvoir la suivre du doigt du toit au mur, de mur à mur, de mur à plancher… [2] Sans cette continuité, c’est place aux points froids, les fameux « ponts thermiques », sources de condensation et de moisissures. [3]

Deux : rendre étanche

Gare aux courants d’air, l’air doit rester immobile ! Un gros pull par temps de grands vents laissera filer la chaleur entre ses mailles. Le coupe-vent permettra d’immobiliser l’air dans le pull. De plus, il doit rester sec pour garder ses performances. Après avoir couru et bien transpiré dans le froid, il ne faut pas tarder de se changer pour ne pas prendre un coup de froid.
Pour une maison, c’est pareil. Par exemple, dans une toiture, ces rôles sont respectivement pris en charge par le pare-pluie côté extérieur de l’isolant et une membrane pare-vapeur ou frein-vapeur côté intérieur qui empêchera l’eau contenue dans l’air de l’habitation de mouiller l’isolant.

Certains matériaux (autres que les membranes pare-vapeur ou frein-vapeur) peuvent assurer le rôle de frein-vapeur en fonction de la paroi où ils sont utilisés (ex. : un plafonnage, un panneau de type OSB…). Ici aussi la continuité (dans ce cas, de l’étanchéité à l’air) joue un rôle important. Les jonctions doivent être parfaites sur tout le pourtour de la maison. [4]

En effet, un soin particulier est à porter aux endroits de jonctions : chaque fuite est un endroit où l’air intérieur chaud et humide s’engouffre vers l’extérieur du logement. Dans cette fuite, il se refroidit, et voit la vapeur d’eau qu’il contient se condenser dans la paroi (le mur, dans l’isolant...) Et là, gare aux dégâts (champignons, moisissures) ! Des éléments de raccord spéciaux existent pour toutes les jonctions. Pensez-y dès la conception, pour ne pas vous retrouver avec de véritables casse-tête en cours de chantier…

À noter que certains matériaux ont la capacité de supporter une certaine charge en humidité, qu’ils peuvent restituer ensuite. Quoi qu’il en soit, les matériaux doivent posséder une ouverture à la vapeur d’eau de plus en plus grande de l’intérieur vers l’extérieur [5]. De sorte à pouvoir laisser s’échapper cette vapeur d’eau si elle parvient à entrer dans le mur.

Le test « blowerdoor » permet de vérifier que l’étanchéité à l’air est suffisante. Il est indispensable lors de la certification des bâtiments passifs mais peux également se justifier dans d’autres projets si un enjeu d’économie d’énergie est pris en compte.

Trois : ventiler

Après avoir pris soin d’isoler et de rendre étanche, on ne peut pas en rester là. L’air non renouvelé se charge en pollutions diverses et en eau. Il faut donc veiller à ventiler de façon contrôlée le logement pour permettre d’une par de renouveler l’air intérieur et d’autre part d’évacuer l’humidité produite (douce, respiration, cuisson) et les polluants éventuels (Co2, dégagements du mobilier et des matières plastiques, produits d’entretien...).

De plus, le risque d’intoxication et de mort est réel dans les logements calfeutrés qui utilisent des appareils à combustion sans prise d’air extérieur : lorsque l’air n’y arrive pas suffisamment, il y a risque de production de CO.

Pour une ventilation correcte, l’air neuf arrive dans les espaces de vie (salon, chambre, salle à manger…). Il passe ensuite sous les portes ou par les grilles dans les portes vers les espaces où sont produits les mauvaises odeurs et l’humidité (salle de bain, cuisine, WC). De là, il est extrait et rejeté à l’extérieur.

Diverses possibilités existent pour ventiler :

Arrivée d’air naturelle Arrivée d’air mécanique
Extraction d’air naturelle « Système A » (nécessite une bonne conception) « Système B » (rarement utilisé dans l’habitation)
Extraction d’air mécanique « Système C » (assez répandu et facile à mettre en œuvre en rénovation) « Système D » (permet de récupérer des calories sur l’air sortant)

Attention, lors du remplacement de châssis anciens, on a tendance à tout refermer/calfeutrer. Or, si dans la maison, il n’existe pas d’autre entrée d’air, il est impératif de garder une entrée d’air réglable sur les nouveaux châssis (grille de ventilation).
Pour un habitat passif, l’entrée et la sortie d’air sont mécanisées et un échangeur permet de récupérer les calories de l’air sortant pour préchauffer l’air puisé à l’extérieur et injecté dans la maison. Facile à intégrer dès la conception en neuf, plus difficile en rénovation.

(Quatre), la cerise sur le gâteau : les technologies à la pointe

Après tous ces efforts, on peut enfin penser à une installation de chauffage performante, intégrer des panneaux solaires... Penser à cela sans être passé par les 3 premières étapes ci-dessus, c’est un peu comme vouloir un robinet performant pour remplir un seau à trous !

Vous voulez nous rencontrer pour approfondir cette thématique ?

Rendez-vous le samedi 15/2/2013 lors de notre valse des salons...

Pour en savoir plus…

- Rendre son logement économe en énergie, oui mais comment ? Rénover pour consommer moins : guide pratique.
- Par quoi commencer : 10 priorités pour un logement économe en énergie, brochure réalisée par l’IBGE.
- 100 conseils pour respecter l’environnement et économiser l’énergie. Brochure réalisée par l’IBGE.
- Info pour les professionnels (CSTC) : L’étanchéité à l’air des bâtiments : un défi majeur pour l’ensemble des corps de métier.
- Qualité de l’air dans les bâtiments : fiches santé et habitat.

[1Pour choisir un isolant performant, il faut regarder son « lambda » (noté « λ » = conductivité thermique) : si le lambda est faible, la conductivité est petite, donc peu de chaleur passe, donc ça isole bien. Il faut aussi regarder l’épaisseur : plus l’épaisseur de l’isolant est grande, plus ça isole. Ces deux éléments permettent de calculer la résistance thermique « R » (résister à la perte de chaleur = capacité à garder de la chaleur). Plus R est grand, plus l’isolant est performant (ce qui implique un λ petit et une épaisseur plus importante).

[2Ces jonctions sont appelés les nœuds constructifs.

[3C’est ici qu’apparaît la notion de « volume protégé », soit tous les espaces de la maison qui sont chauffés. Pour l’identifier, on réalise un inventaire des pièces chauffées et celles qui ne le sont pas. Ex. : un grenier non chauffé sera considéré comme étant extérieur au volume protégé. L’isolation du toit se fera donc dans le plancher du grenier et non pas dans les pans de toiture inclinés.

[4Veiller aux raccords entre les panneaux, entre la toiture et les murs, entre murs et fenêtres, entre murs et sol, entre murs de natures différentes... mais aussi à chaque percement (ex. : ventilation, tuyaux de chauffage, électricité). Soyez aussi particulièrement attentif aux seconds passages de corps de métiers (ex : électricien, plombier...) pour ne pas percer les membranes étanches déjà en place.

[5On parle du coefficient de de résistance à la diffusion de vapeur des matériaux. Il doit être plus petit pour les matériaux côté extérieur que pour ceux placés côté intérieur.


Actu d’ici et d’ailleurs… et parfois de plus loin encore...

Vous voulez absolument tout savoir sur l’habitat durable ? Sachez que… c’est impossible !

Cependant, à la maison de l’habitat durable, nous disposons d’un système qui peut vous aider à en savoir un peu plus : M.A.R.T.H.E.

D’apparence humaine, Marthe est documentaliste. Elle scrute et scanne pour vous toutes les informations et les actualités susceptibles d’enrichir votre savoir en matière d’habitat durable.

Dans la rubrique « Bibliothèque virtuelle » sur notre site Internet, elle alimente deux onglets :
- documentation, qui reprend des articles et des livres de références ;
- actu d’ici et d’ailleurs, qui vous informe de l’actualité, des évènements et des liens Internet à ne pas manquer. Cette actu est également reprise en page d’accueil.

Jetez-y un œil, voire deux, vous y apprendrez peut-être quelque chose. Vous avez même la possibilité d’enregistrer un flux RSS, pour ne rien rater ou encore nous communiquer vos découvertes pour les partager avec tous.